
Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut
un billet de 50 Euros.
Il demande aux gens
"Qui aimerait avoir ce billet ?
Les mains commencent à se lever, alors il dit :
"Je vais donner ce billet de 50 Euros à l'un d'entre vous mais avant
laissez-moi faire quelque chose avec."
Il chiffonne alors le billet avec force et il demande
"Est-ce que vous voulez toujours ce billet ?"
Les mains continuent à se lever
"Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela."
Il jette le billet froissé par terre et saute à pieds joints dessus,l'écrasant
autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher.
Ensuite il demande :
"Qui veut encore avoir ce billet ?"
Évidemment, les mains continuent de se lever !
"Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon... Peu importe ce que je
fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n'a pas
changé, il vaut toujours 50 Euros."
"Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois dans votre vie vous
serez froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les événements.
Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre
valeur n'aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment !
La valeur d'une personne ne tient pas à ce que l'on a fait ou pas, vous
pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur
intrinsèque est toujours intacte."

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse.
Quelqu'un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :
"Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami?
- Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire
passer un test, celui des 3 passoires :
- Les 3 passoires?
Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses de
choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que
l'on aimerait dire.
C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires. La première
passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que
tu veux me dire est vrai?
- Non. J'en ai simplement entendu parler...
- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.
Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle
de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque
chose de bon ?
- Ah non ! Au contraire.
- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui
et tu n'es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être
encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité.
Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?
- Non. Pas vraiment.
Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni
bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?"

"Un voyageur très fatigué s'assit à l'ombre d'un arbre
sans se douter qu'il venait de trouver un arbre magique, "l'Arbre à
Réaliser des Souhaits".
Assis sur la terre dure, il pensa qu'il serait bien agréable de se
retrouver dans un lit moelleux. Aussitôt, ce lit apparut à côté de
lui.
Étonné, l'homme s'y installa en disant que le comble du bonheur serait
atteint si une jeune fille venait masser ses jambes percluses. La jeune
fille apparut et le massa très agréablement.
« J'ai faim, se dit l'homme, et manger en ce moment serait à coup sûr
un délice. » Une table surgit, chargée de nourritures succulentes.
L'homme se régala. Il mangea et il but. La tête lui
tournait un peu. Ses paupières, sous l'action du vin et de la fatigue,
s'abaissaient. Il se laissa aller de tout son long sur le lit, en pensant
encore aux merveilleux événements de cette journée extraordinaire.
« Je vais dormir une heure ou deux, se dit-il. Le pire serait qu'un
tigre passe par ici pendant que je dors. »
Un tigre surgit aussitôt et le dévora."
Vous avez en vous un Arbre à souhait qui attend vos ordres.
Mais attention, il peut aussi réaliser vos pensées
négatives et vos peurs. En tout cas, il peut être parasité par elles
et se bloquer. C'est le mécanisme des soucis.
"L'archer est un modèle pour le sage. Quand il a manqué le milieu de la
cible, il en cherche la cause en lui-même."
Confucius
"Adoptez la devise du cadran solaire : je ne marque que les heures
ensoleillées."
O.S. Marden
L'argent peut acheter le plaisir... mais pas l'amour;
On peut acheter un spectacle....... mais pas la joie;
On peut acheter un esclave......... mais pas un ami;
On peut acheter une femme.......... mais pas une épouse;
On peut acheter une maison......... mais pas un foyer;
On peut acheter des aliments....... mais pas l'appétit;
On peut acheter des médicaments.... mais pas la santé;
On peut acheter des diplômes....... mais pas la culture;
On peut acheter des gardes du corps mais pas la sécurité;
On peut acheter des livres......... mais pas l'intelligence;
On peut acheter des tranquillisants mais pas la paix;
On peut acheter des indulgences.... mais pas le pardon;
On peut acheter la terre........... mais pas le ciel.
"Le progrès est impossible sans changement, et ceux qui ne peuvent
jamais changer d'avis ne peuvent ni changer le monde ni se changer eux-mêmes."
George Bernard Shaw

Les 3 portes de la sagesse
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et
intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un
Vieux Sage.
"Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie demanda le
Prince.
"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de
tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te
donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les
préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible
te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu
serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en
dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans
ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit
devant toi."
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur
le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle
on pouvait lire "CHANGE LE MONDE".
"C'était bien là mon intention, pensa le
Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres
ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal,
sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à
entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. l
y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du
coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui
résistèrent. Bien des années passèrent.
Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris,
répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce
qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas".
"C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui
est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il
disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte.
On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES".
"C'était bien là mon intention, pensa-t-il.
Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais
aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea
contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses
semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs
défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.
Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité
de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage
qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai
appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la
source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires.
Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent
racine toutes ces choses." "Tu as raison, dit le Sage. Par ce
qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant
envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi
envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car
à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le
chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte
où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI MEME".
"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien
ce qui me reste à faire," se dit-il.
Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère,
à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout
ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à
son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès
mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage
qui lui demanda :
Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en
nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent
et qu'on n'arrive pas à briser."
"C'est bien," dit le Sage.
"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de
ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il
jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le
combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise."
"C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais
avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin
parcouru." Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et
s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui
disait
"ACCEPTE-TOI TOI-MEME."
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette
inscription lorsqu'il avait franchi la porte la
première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on
devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé
autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses
défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il
apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il
apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou
refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en
accord avec moi-même.
J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."
"C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse.
Maintenant tu peux repasser la 3ème porte."
A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la
face arrière de la seconde porte et y lut
"ACCEPTE LES AUTRES".
Tout autour de lui il reconnut les personnes
qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme
celles qu'il avait détestées.
Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait
combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir
leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné
et contre quoi il s'était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu
appris sur le chemin ?" demanda ce dernier.
J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même,
je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre
d'eux.
J'ai appris à accepter et à aimer les autres
totalement, inconditionnellement." "C'est bien," dit le
Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse.
Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de
la première porte et y lut
"ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette
inscription la première fois. Il regarda autour
de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à
transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de
toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde
qu'autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
"J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme.
Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand
elle est enjouée, le monde lui semble gai.
Quand elle est accablée, le monde lui semble
triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ;
c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je
m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement,
inconditionnellement."
C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme.
Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec
le Monde." Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude
envahit le Prince. Le Silence l'habita. "Tu es prêt, maintenant,
à franchir le dernier Seuil, dit
le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude
du Silence".
Et le Vieil Homme disparut.
Page
principal